Paris manga d’ la morkitu

Il y a quelques temps, je me suis rendue dans le super salon du manga de tout Paris, et alentours aussi : Paris Manga.

Nous avions été prudents, avec mes Kikoolols, et nous avions pris les billets à l’avance, pour éviter de faire une queue interminable à l’entrée. Nous avions donc eu la même idée que les 80% des visiteurs, ce qui fait qu’à l’entrée, à l’heure de l’ouverture des portes, la queue des prudents impatients comme nous était déjà assez considérable. Les imprudents et les imprévoyants remontaient la queue à côté de nous, jusqu’aux caisses.

Pour le coup, ils ont quand même été punis, parce que la queue à l’entrée, on peut dire que c’est à peu près ce qu’il y avait de meilleur. Grand soleil, et une multitude de déguisements, regarde il y a Pikachu, ohhh, Super Mario, Tortue Géniale, Naruto, et autres vampires futuristes et punkettes nipponisantes. Un vrai spectacle, parce que les déguisements valent tous vraiment le détour. Je me suis demandée, en fait, si le but de la journée c’était pas celui de se déguiser, justement.

Mis à part ça, le salon ne vaut pas grand chose : je m’attendais naturellement à rentrer dans une grande messe de la consommation manga, mais ça manquait en plus de punch : pas d’organisation réelle, informations minimales, voir inexistantes, signatures annoncées... qui se révèlent payantes, animations limitées et non signalées, donc finalement peu fréquentées. Parmi ces animations, à signaler les karaokés, en japonais of course, devant lesquels les gens s’asseyaient pour se reposer.

Évidemment, organiser un salon de produits d’origine japonaise est compliqué. Faire venir des auteurs pour des séances de signatures, ça comporte des billets d’avions, des prises en charge, des interprètes, par exemple. Le choix, pour s’en sortir, a été d’inviter principalement des acteurs vieillissants de séries américaines, qui donnaient des autographes payants, et circulaient (à peine) avec morve et mépris pour leur maigre public. Ce n’est pas du tout ce que j’appelle des signatures.

Les concours n’étaient nullement signalés, et ont été du coup très peu fréquentés. Aucune mention (visible) non plus des prix à gagner, des règlements...

Parmi les exposants, les gros diffuseurs, les marchands de t-shirts et autres babioles et les marchands d’armes blanches (vraies et fausses), avaient une bonne place, et étaient bien fréquentés : mais rien de nouveau, aucune découverte là-dedans, aucune place à des nouveautés éventuelles.

Bref : un ennui mortel, si ce n’était pas le public, haut en couleur. Au lieu d’un salon, je me suis retrouvée dans un supermarché éphémère, ambiance mole de bas étage.

La prochaine fois, j’irai plutôt au cinéma...